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Foyer Fragmenté : Andrés Ciccone transforme l’espace avec AR Gallery

15 juin
4 min de lecture

Du 10 au 15 juin 2026, AR Gallery présente Foyer Fragmenté, une exposition personnelle consacrée à Andrés Ciccone, au cœur du Marais à Paris. À travers un ensemble d’œuvres mêlant peinture, sculpture murale et installation, l’artiste italo-vénézuélien poursuit ses recherches sur la géométrie, le mouvement et les mécanismes de la perception. Les compositions investissent les murs, les angles et l’architecture du lieu pour créer un environnement visuel dans lequel le spectateur devient pleinement acteur. Présentée au 66 rue Charlot, l’exposition affirme le positionnement d’AR Gallery autour de l’art cinétique, de l’art optique et de l’abstraction géométrique contemporaine.


Une exposition pensée comme une expérience


Avec Foyer Fragmenté, Andrés Ciccone dépasse le cadre traditionnel de l’œuvre accrochée au mur. Ses créations se prolongent dans l’espace, épousent les angles de l’architecture et modifient progressivement la perception du lieu. L’exposition ne propose pas un point de vue unique. Elle doit être parcourue. Selon la position du visiteur, les lignes semblent se déplacer, les formes se contractent ou se déploient et les volumes apparaissent puis disparaissent. Ce mouvement n’est pas produit par un mécanisme. Il naît directement de la rencontre entre l’œuvre, l’espace et le regard. Chaque déplacement crée une nouvelle composition et renouvelle l’expérience visuelle. Cette dimension participative inscrit le travail d’Andrés Ciccone dans la continuité des recherches menées par les artistes cinétiques et optiques depuis la seconde moitié du XXe siècle. L’artiste ne cherche cependant pas à reproduire un vocabulaire historique : il en réinterprète les principes à travers une approche contemporaine, architecturale et profondément personnelle.


Que signifie Foyer Fragmenté ?


Le titre de l’exposition ouvre plusieurs niveaux de lecture. Le foyer désigne tout d’abord le lieu que l’on habite : un espace intime, familier et protecteur. Mais il évoque également un point de convergence, un centre à partir duquel des lignes, des forces ou des trajectoires peuvent se déployer. En le qualifiant de « fragmenté », Andrés Ciccone introduit une tension. Le centre devient instable, l’espace familier se divise et les repères visuels se déplacent. Ce qui semblait structuré ne l’est plus complètement. Cette notion fait écho au parcours de l’artiste, né à Caracas en 1991, d’origine italo-vénézuélienne et partageant aujourd’hui sa vie entre plusieurs territoires. Sans jamais devenir narrative, son œuvre porte la trace de ces circulations et de ces appartenances multiples. La fragmentation n’y apparaît pas comme une rupture définitive. Elle devient au contraire un principe de construction : les formes séparées se répondent, les lignes créent de nouveaux équilibres et l’espace se recompose à travers le regard du spectateur.


La géométrie comme langage


Les œuvres d’Andrés Ciccone reposent sur un vocabulaire volontairement précis : lignes noires, aplats de couleur, contrastes marqués, répétitions et ruptures de rythme. Cette rigueur géométrique ne produit pourtant jamais une image figée. Elle génère au contraire une sensation de vibration permanente. Les lignes orientent le regard, perturbent les profondeurs et créent l’illusion de volumes qui avancent ou se retirent. Certaines œuvres sont articulées autour d’un angle. Elles occupent alors deux plans distincts et abolissent la frontière entre peinture et sculpture. Leur apparence se transforme selon le point d’observation, révélant successivement différentes constructions. L’angle, souvent considéré comme une contrainte architecturale, devient un élément essentiel du travail. Andrés Ciccone l’utilise pour ouvrir l’œuvre, déstabiliser la frontalité et créer un dialogue direct avec le lieu d’exposition.


Entre illusion et mouvement


Dans Foyer Fragmenté, le mouvement est avant tout perceptif. Le spectateur sait que la surface est immobile, mais son regard lui transmet une impression contraire. Les lignes paraissent vibrer, les plans basculent et les formes changent de profondeur. L’œil tente constamment de reconstruire une image que l’œuvre refuse de stabiliser. Cette contradiction se trouve au cœur de la recherche d’Andrés Ciccone. L’artiste interroge la confiance que nous accordons à notre perception et révèle la fragilité de nos certitudes visuelles. Des œuvres comme Voices of Movement traduisent particulièrement cette recherche. La géométrie y devient un espace de circulation dans lequel plusieurs rythmes semblent coexister. L’œuvre ne représente pas le mouvement : elle le fait ressentir.


Une architecture activée par les œuvres


La scénographie de Foyer Fragmenté a été pensée en relation étroite avec l’architecture de la Galerie Joseph. Les œuvres ne sont pas simplement disposées dans le lieu : elles en révèlent les lignes, les angles et les volumes. Certaines attirent le regard vers un point précis, tandis que d’autres semblent prolonger ou déformer les murs. Cette relation à l’architecture crée une expérience immersive sans recourir à une installation monumentale. Chaque œuvre conserve son autonomie tout en participant à une composition plus vaste. Le lieu devient ainsi une extension du travail de l’artiste. À mesure que le visiteur progresse dans l’exposition, il découvre un espace fragmenté, rythmé par les formes géométriques et continuellement recomposé par son propre mouvement.


Andrés Ciccone et AR Gallery


Avec cette exposition personnelle, AR Gallery poursuit son accompagnement d’Andrés Ciccone et affirme sa volonté de défendre une nouvelle génération d’artistes engagés dans le renouvellement de l’abstraction géométrique et de l’art cinétique.

Le travail de l’artiste occupe une place centrale dans cette orientation. Il dialogue avec les grandes recherches historiques sur le mouvement et la perception tout en explorant des problématiques contemporaines liées à l’espace, à l’architecture et à la multiplicité des points de vue. Foyer Fragmenté constitue ainsi une étape importante dans la collaboration entre Andrés Ciccone et AR Gallery. L’exposition offre une lecture complète de sa pratique et permet de découvrir des œuvres dans lesquelles la rigueur géométrique rencontre une expérience sensible, mouvante et profondément physique.


Informations pratiques

Exposition : Foyer Fragmenté

Artiste : Andrés Ciccone

Dates : du 10 au 15 juin 2026

Vernissage : jeudi 11 juin, de 18 heures à 21 heures

Lieu : Galerie Joseph, 66 rue Charlot, 75003 Paris

Pour recevoir le catalogue de l’exposition, découvrir les œuvres disponibles ou obtenir davantage d’informations, contactez AR Gallery.

 
 
 

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