Espaces Instables : AR Gallery réunit hester, Andrés Ciccone et Paul Gallaud à Marseille
Du 24 août au 3 septembre 2026, AR Gallery présente à Marseille l’exposition collective Espaces Instables, réunissant les œuvres de hester, Andrés Ciccone et Paul Gallaud dans les espaces de Maison R&C, au 224 rue Paradis. À travers la photographie, la peinture, la sculpture murale et les surfaces réfléchissantes, les trois artistes interrogent notre manière de regarder. Leurs œuvres transforment la perception de l’espace, mettent en mouvement les formes et invitent le spectateur à remettre en question ce qu’il croit voir.
Une exposition consacrée à l’instabilité du regard
L’exposition Espaces Instables explore un territoire commun aux trois artistes : celui d’une image qui ne se livre jamais de manière définitive. Ici, l’œuvre ne constitue pas une surface immobile ou un objet autonome. Elle évolue selon la lumière, l’architecture, l’angle d’observation et les déplacements du spectateur. Les formes paraissent se contracter ou se déployer, les couleurs se transforment et les reflets intègrent progressivement l’environnement à la composition. Le titre de l’exposition évoque cette incertitude permanente. L’espace devient instable parce que notre regard l’est lui-même. Chaque œuvre produit un trouble visuel, une tension ou un décalage qui nous oblige à ralentir et à observer autrement. Cette approche inscrit naturellement Espaces Instables dans la continuité de l’art cinétique, de l’art optique et de l’abstraction géométrique, tout en proposant une lecture résolument contemporaine de ces mouvements.
hester : la photographie au-delà du réel
Dans le travail de hester, la photographie s’affranchit de sa fonction documentaire pour devenir un espace de construction chromatique. Ses œuvres entretiennent volontairement une ambiguïté entre abstraction et figuration. Des fragments du réel subsistent, mais ils sont transformés par le cadrage, la couleur, la lumière et le processus photographique. L’image semble familière sans jamais pouvoir être totalement identifiée. À travers la série Après Richter, hester poursuit notamment une réflexion sur la décomposition de l’image et la manière dont notre regard reconstitue ce qu’il perçoit. Les superpositions et les transitions chromatiques créent des compositions vibrantes dans lesquelles la photographie dialogue avec la peinture abstraite. La couleur n’intervient pas comme un simple effet visuel. Elle structure l’image, crée sa profondeur et introduit une tension entre apparition et effacement. Les œuvres de hester invitent ainsi à regarder au-delà du sujet pour considérer la photographie comme une matière autonome.
Andrés Ciccone : géométrie, illusion et mouvement
Les œuvres d’Andrés Ciccone se situent à la frontière de la peinture, de la sculpture et de l’installation. Construites à partir de lignes, de contrastes et de formes géométriques, elles perturbent notre perception des volumes et de l’espace. Certaines compositions se déploient autour d’un angle ou articulent plusieurs plans, abolissant la distinction entre la surface de l’œuvre et l’architecture qui l’accueille. Le mouvement naît ici du déplacement du spectateur. À mesure que celui-ci change de position, les lignes semblent s’étirer, les profondeurs s’inversent et les motifs se recomposent. L’œuvre ne possède donc pas un point de vue unique : elle doit être parcourue. À travers ce vocabulaire radical, Andrés Ciccone prolonge certaines recherches historiques de l’art cinétique et optique, tout en développant une approche personnelle dans laquelle la géométrie devient un outil de mise en tension du réel.
Paul Gallaud : le reflet comme espace pictural
Le travail de Paul Gallaud repose sur les relations entre couleur, lumière, matière et environnement.
À travers ses œuvres réalisées notamment sur miroir Dibond, l’artiste transforme la surface réfléchissante en véritable matière picturale. Des lignes verticales, des dégradés et des compositions chromatiques viennent filtrer le reflet sans jamais le faire totalement disparaître. L’œuvre intègre alors une partie de l’espace dans lequel elle est installée. L’architecture, la lumière et la présence du spectateur apparaissent à sa surface, puis se modifient au fil des déplacements. Dans la série Osmose, cette rencontre entre la composition et son environnement devient le sujet même de l’œuvre. La frontière entre l’objet artistique et le réel s’efface au profit d’une expérience en constante évolution. Chaque pièce devient ainsi unique dans sa manière d’habiter un lieu et d’en révéler les variations.
Trois pratiques, une même expérience de la perception
Malgré la diversité de leurs techniques, les œuvres de hester, Andrés Ciccone et Paul Gallaud partagent une même volonté : rendre le regard actif. Chez hester, l’instabilité naît de l’ambiguïté de l’image photographique et de ses transformations chromatiques. Chez Andrés Ciccone, elle résulte de la confrontation entre géométrie, volume et déplacement. Chez Paul Gallaud, elle apparaît dans le dialogue entre la surface réfléchissante, la lumière et l’environnement. Le spectateur occupe ainsi une place centrale dans l’exposition. Il ne se contente pas de regarder les œuvres : sa présence, son mouvement et son point de vue participent directement à leur perception.
Une exposition au cœur du positionnement d’AR Gallery
Avec Espaces Instables, AR Gallery affirme son engagement en faveur d’artistes dont les recherches prolongent et renouvellent l’héritage de l’abstraction géométrique et de l’art cinétique. L’exposition établit un dialogue entre différentes générations, pratiques et sensibilités, avec une même attention portée au mouvement, à la couleur et aux mécanismes de la perception. Présentée à Marseille dans les espaces de Maison R&C, elle témoigne également de la volonté d’AR Gallery de développer de nouveaux projets en dehors de Paris, en créant des rencontres entre artistes, collectionneurs et acteurs de la scène culturelle locale.
Informations pratiques
Exposition : Espaces Instables
Artistes : hester, Andrés Ciccone et Paul Gallaud
Dates : du 24 août au 3 septembre 2026
Lieu : Maison R&C, 224 rue Paradis, 13006 Marseille
Vernissage : jeudi 27 août 2026 à partir de 15 heures, en présence de hester
Pour recevoir le catalogue de l’exposition, découvrir les œuvres disponibles ou obtenir davantage d’informations, contactez AR Gallery.
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